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Fédération Française de Tchoukball

Présentation du Tchoukball

Crête du logotype de la FFTB

Qu'est-ce que le Tchoukball ?

Rebonds du logotype utilisés pour souligner le titre

Le Tchoukball est un sport de balle et d’équipe qui se joue à l’aide de deux surfaces de renvoi (les cadres) et se caractérise par la suppression de toutes formes d’agressions corporelles entre les adversaires.

Par son caractère ludique, il est conçu pour inciter chaque individu à pratiquer ce sport, quels que soient son âge, son sexe ou ses capacités athlétiques.

Ce sport a été inventé dans les années 60 et possède une grande valeur éducative. Par des règles adaptées, l’anti-jeu et l’agressivité inutile sont éliminés. Il permet de jouer et de s’affirmer sans chercher à écraser l’autre en jouant plus subtilement que lui. C’est un sport attrayant pour les débutants et pourtant complexe et physique en compétition. Il peut être joué en équipes mixtes et adapté à la physiologie de l’individu.

Pour marquer un point, il faut envoyer la balle sur le cadre en faisant en sorte qu’elle rebondisse dans les limites du terrain sans que les joueurs de l’autre équipe ne la rattrapent.

Parce qu’au Tchoukball, les équipes peuvent effectuer leurs passes et leurs tirs sans obstructions, les équipes peuvent être mixtes et inter-générationnelles.

On peut jouer au tchoukball dans une salle de sports, mais également sur herbe, sable, eau, neige, glace…

26

clubs

840

licencié·es

Les dimensions

Rebonds du logotype utilisés pour souligner le titre

Le terrain

Le cadre

Crête du logotype de la FFTB

L'histoire du Tchoukball

Rebonds du logotype utilisés pour souligner le titre
Hermann Brandt, médecin du sport Suisse et co-créateur du Tchoukball

Le tchoukball est né des réflexions et des recherches du Dr Hermann Brandt, entreprises au cours des années 1960.

Il résulte d’une étude scientifique critique des sports d’équipes les plus populaires. Le Dr Brandt, médecin genevois, a côtoyé tout au long de sa carrière un grand nombre d’athlètes blessés plus ou moins gravement lors de la pratique de leur sport. 

Il constata que ces traumatismes étaient dus à l’exécution de mouvements inadaptés à la physiologie de l’individu, ainsi qu’aux nombreuses formes d’agression présentes dans certains sports. 

Son analyse a renforcé cette inquiétude relative à la valeur éducative des sports modernes, qui pour lui ne doivent pas aboutir à la fabrication systématique de champions, mais « contribuer à l’édification d’une société humaine valable ».

En 1960, le gouvernement français le nomme officier du mérite sportif. Ses études et ses expériences aboutissent à la publication d’un ouvrage intitulé « De l’éducation physique aux sports par la biologie ». La conclusion formelle de ses recherches démontre que les activités physiques ne peuvent se trouver légitimées qu’en fonction de leurs possibilités éducatives. Partant de ces principes, le Dr Hermann Brandt présente, au premier concours international littéraire sur la théorie de l’éducation physique (Prix Thulin), une Étude critique scientifique des sports d’équipes, et le 16 août 1970, dans l’Aula de l’Université de Lisbonne, il devient lauréat du fameux prix mondial. Ce prix lui est décerné par la Fédération Internationale d’Éducation Physique (F.I.E.P.). L’expression pratique de ses idées est le tchoukball, sport d’équipe où la pelote basque s’harmonise au handball et devient avant tout un sport non agressif.

Cette activité physique part d’un axiome de base : rendre le sport éducatif pour le plus grand nombre d’individus.
Ainsi le tchoukball a été conçu pour pouvoir être joué comme activité physique familiale, comme sport de loisir et de détente, enfin comme sport de compétition. 

Notons parmi les avantages qu’offre le tchoukball : 

  • Jeu non agressif, il est fait pour permettre des rencontres fructueuses aussi bien entre individus qu’entre nations. 
  • Ses règles obligent les joueurs à respecter leurs adversaires, qui ne peuvent être empêchés de jouer par des interventions brutales qui sont souvent de véritables agressions. 

Par contre, en laissant jouer l’adversaire, en le laissant libre de ses évolutions, et en le laissant tirer au cadre sans la moindre gêne, il faudra que le joueur de tchoukball cherche à prévoir les actions et réactions de ses adversaires, ainsi que ses possibilités de tir et qu’il se place en tenant compte de différents facteurs pour pouvoir reprendre le ballon. 

Ceci demande un peu plus de réflexion et de psychologie. L’effet éducatif est en rapport direct avec ses sollicitations.

Le tchoukball se présente donc comme un mélange de pelote basque (pour les rebonds successifs sur le cadre), de handball (étant donné qu’il se joue avec les mains, que les pas sont limités et parce qu’il est possible de tirer en extension au dessus de la zone) et de volley-ball (car en défense, la balle ne doit pas toucher le sol).

La Charte du Tchoukball

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1

Le jeu exclut toute recherche de prestige, tant personnel que collectif.

Sur le plan personnel, l’attitude du joueur implique le respect de tout autre joueur, adversaire ou coéquipier, qu’il soit plus fort ou plus faible. Le jeu étant ouvert à toutes les capacités, innées ou acquises, on rencontrera fatalement tous les nivaux qualitatifs de joueurs: le respect ou la considération, dus à chacun, oblige tout joueur à adapter son propre comportement technique et tactique aux circonstances du moment. 

Sur le plan collectif, un résultat, quel qu’il soit, n’engage jamais la réputation de qui que ce soit et surtout ne donne droit à aucun genre de “sectarisme”. D’une victoire on peut retirer du plaisir, voire de la joie, mais jamais une satisfaction d’orgueil. La joie de gagner est un encouragement, l’orgueil de la victoire comporte en germe une lutte de prestige que nous condamnons comme source de conflits entre humains, à tous les degrés.

2

Le jeu comporte un “don de soi” permanent.

D’abord une surveillance constante des circuits de la balle, ensuite l’observation objective et sympathisante des joueurs. Le don de soi est la participation subjective aux événements; il a pour résultat de “mêler” les personnalités à la confrontation réciproque des réactions au jeu:

  • Le sens du rendement collectif de l’équipe: il soude les coéquipiers les uns aux autres; il apprend à estimer, à apprécier leurs valeurs ; il crée le sentiment de l’unité dans l’effort du petit groupe. 
  • L’assimilation des attitudes de groupe dit “adversaire” à qui il s’agit d’opposer un jeu opportun mais ne comportant jamais et à aucun degré un sentiment d’hostilité. 
  • Le souci majeur de tout joueur doit être la recherche du beau jeu. L’expérience universelle dans les sports se résume par l’expression courante: “Le beau jeu appelle le beau jeu”. 

 

Cette disposition d’esprit est la base de l’action sociale du Tchoukball: elle permet de s’orienter vers la perfection et d’éviter toujours l’action négative envers l’adversaire. C’est plus qu’une règle de jeu, c’est une règle de conduite permanente, composante psychique du comportement, base de la personnalité sociale. L’objectif est donc la suppression des conflits dans une intention identique: l’idée de “fair play” étant dépassée, il ne s’agit pas de concessions faites à l’adversaire, mais d’actions communes liant les équipes l’une à l’autre: le beau jeu de l’une appuie et rend possible le beau jeu de l’autre.

3

Le jeu devient un exercice social par l’activité physique.

C’est une mise en commun des moyens d’exécution, le meilleur portant la responsabilité « d’apprendre » aux moins bons ; il n’y a pas de véritable championnat, mais d’une course à la « compétence ». Lorsque l’on dit que « les meilleurs gagnent », il faut sous-entendre qu’être « le meilleur » s’acquiert par la qualité de la préparation. 

Il est bon alors que les résultats récompensent la peine que se donnent les joueurs d’abord individuellement, puis dans un effort collectif. Dans cette limite-là, une victoire peut et doit entraîner une satisfaction normale s’accompagnant du respect de l’adversaire. La victoire doit produire chez cet adversaire une stimulation (envie d’en faire autant) et non un sentiment d’écrasement. 

Les gagnants doivent s’employer à produire cette impression. Une satisfaction saine des vainqueurs est une manière de tendre la main aux perdants pour les inciter à poursuivre un entraînement efficace. Pour ces raisons, la notion de « champion » doit céder la place à une notion plus modeste et mieux adaptée : celle de « gagnant ». 

Jouer pour se perfectionner, c’est le sentiment que toute activité de jeu doit comporter et développer. C’est vers cette conclusion que doit tendre la pratique du Tchoukball, de la plus petite rencontre amicale à la plus sérieuse confrontation « au sommet ».